Nous contacter

 

INFOS

AFFILIATIONS

UTILITIES

EVENTS

KYOKUSHIN

WEB

 

 

Taiki Ken

Le Taiki Ken nous vient de Maître Kenichi Sawai, aujourd'hui décédé. Il est issu du Hsing-i-ch'üan qui lui même fut élaboré au fil des siècles à partir des Arts Martiaux chinois anciens connus sous le nom japonais de Kempo ou sous l'appellation chinoise de Ch'üan Fa.

Le principe de base du Taiki Ken est de rendre l'attaque et la défense simultanées dans une seule et même technique en utilisant la biomécanique du cercle pour optimiser timing, puissance et efficacité. On conçoit d'emblée que cette recherche d'efficacité ne pouvait qu'attirer l'intérêt de Maître Oyama qui travailla longtemps avec Kenichi Sawai avant d'intégrer petit à petit certaines techniques, certains principes du Taiki Ken dans le Kyokushinkai. C'est le cas notamment des techniques spécifiques circulaires telles que Shuto mawashi uke ou Mae mawashi uke.

De grands Maîtres comme Shihan Royama, de grands champions comme Hajime Kazumi pratiquent assidûment le Taiki Ken dans leur recherche permanente de "l'ultime vérité". En Europe, le personnage le plus marquant du Taiki Ken de cette deuxième moitié du siècle fut sans conteste Maître Jan Kallenbach qui après avoir brillé dans le monde du Kyokushinkai, étudia le Taiki Ken durant de nombreuses années sous la tutelle directe de Maître Sawai.

 
Maître Sawai et son élève Jan Kallenbach

En France, c'est Maurice Portiche qui fut le pionnier de cet Art, créant une première section Taiki Ken en 1971. Il a notamment fait venir à Paris Maître Kallenbach et Maître Sato (directeur technique mondial après la mort de Maître Sawai) pour des stages. C'est lui aussi qui initia Jacques Legrée au Taikiken et le présenta à Jan Kallenbach en 1975. Il est actuellement enseignant officiel "Gomoku Roku", et eut de nombreux élèves qui pour certains enseignent à leur tour dans leur dojo le Taiki Ken comme partie intégrante du Kyokushin.

Une part très importante de la pratique du Taiki Ken est le travail de fond qui permet une recherche énergétique permanente du "Ki". Travail rébarbatif pour les profanes, mais indispensable pour acquérir cette puissance explosive nécessaire à l'instant "T". Travail du Ritsu Zen (position de l'arbre debout), travail du Hai (ramper en marchant) ou du Neri (Pétrissage en déplacement) sont indissociables de la progression du pratiquant.

Hai

Neri

Ritsu Zen

Maître Kenichi Sawai

Il n'y a pas de katas en Taiki Ken, pas plus qu'il n'y a de techniques codifiées dans le sens propre du terme. Tout au plus travaille-t-on des principes d'absorption ou de renvoi de l'énergie tels que Mukae te, Harai te ou Sashi te.

Maître Sawai nous a quitté il y a de cela quelques années. Né en 1903, il a commencé très tôt l'apprentissage des Arts Martiaux. A 22 ans, il était déjà 5e dan de Judo, 4e Dan de kendo, et 4e Dan de Iaido. C'est en 1931, lors d'un voyage d'affaire en Chine qu'il découvre le Ch'üan fa de Maître Wang Hsiang ch'i.

Maître Sawai fut durant la seconde guerre mondiale le premier "non chinois" à étudier les Arts Martiaux chinois anciens avec le Maître Wang Hsiang Chi, qui lui accorda la permission par la suite de fonder sa propre école en 1947 : Le Taiki Ken était né !